Au musée Yves Saint Laurent à Marrakech

«Lorsque Yves Saint Laurent découvrit Marrakech en 1966, ce fut un tel choc qu'il décida tout de suite
d'y acheter une maison et d'y revenir régulièrement. Il est donc parfaitement naturel, cinquante ans
après, d'y construire un musée, consacré à son oeuvre qui doit tant à ce pays.»

Pierre Bergé

En vacances à Marrakech pour les vacances de Noël, je saute sur l’occasion pour découvrir le fabuleux musée consacré à Yves Saint Laurent.
Au détour d’une promenade dans le jardin Majorelle, le bâtiment aux couleurs du désert marocain me plonge dans le monde merveilleux du couturier.  Habillé d’une dentelle de briques, le musée me rappelle les robes que j’ai tant admiré lors des défilés.
Pour le réaliser, Pierre Bergé a fait appel aux architectes du Studio KO, Karl Fournier et Olivier Marty.

A l’intérieur, c’est le calme et la douceur qui règnent. Dans un écrin aux murs noirs sont présentés les modèles phares d’Yves Saint Laurent – la saharienne, la robe Mondrian, le tailleur-pantalon, le trench-coat et tant d’autres - qui ont marqué la mode du 20ème siècle et accompagné l’émancipation des femmes du Monde entier.











Je croise aussi le regard des muses du créateur : Catherine Deneuve, prise en photo dans la Médina dans les années 90, mais aussi ses mannequins fétiches Loulou de la Falaise, Betty Catroux, Talitha Getty  et Marisa Berenson dans l’objectif des photographes les plus talentueux.



Les croquis d’Yves Saint Laurent croisent ceux de Picasso et Matisse ou Van Gogh, retraçant ses inspirations artistiques. Naturellement, l'exposition inaugurale est dédiée à Jacques Majorelle, car le
peintre a joué un rôle important dans l’histoire entre Yves Saint
Laurent et le Maroc.

Nous pouvons d’ailleurs observer la première œuvre d’art acquise par Yves Saint Laurent et son compagnon Pierre Bergé en 1960 : 
la sculpture de l’oiseau Sénoufo.

L’oiseau mythique est un symbole de fécondité, fertilité et virilité.
Il est aussi connu pour apporter prospérité et protection.




Imaginé comme un « lieu vivant » par son directeur Björn Dahlström
et le scénographe Christophe
Martin, le musée propose une installation audiovisuelle hors du commun.

Les photographies, les films, les voix et les musiques me donnent l’impression de faire partie de l’univers d’Yves Saint Laurent l’espace de quelques heures.

Je découvre les croquis du créateur réalisés pour l’univers de la scène : il collabore avec Roland Petit et François Truffaut entre autres et habillera Zizi Jeanmaire, Arletty, Jeanne Moreau ou encore Isabelle Adjani.





La visite se poursuit dans l’auditorium Pierre Bergé : conçu dans un design à la fois simple et moderne, le lieu a été imaginé pour être à la fois une salle de récital et un lieu de projection permettant une expérience immersive dans l’univers d’Yves Saint Laurent.



Je continue cette promenade enchantée dans le jardin Majorelle ; depuis que mon père a emménagé à
Marrakech, j’adore m’y balader avec ma famille.

Yves Saint Laurent et son compagnon Pierre Bergé découvrirent ce lieu lors de leur premier voyage à Marrakech et en tombèrent amoureux.
En 1980, le couple devint propriétaire de la villa Oasis et  du jardin Majorelle, le sauvant d’un projet de construction d’un complexe
hôtelier qui aurait conduit à sa disparition.












Dans le jardin, les plantes exotiques se mêlent au bâtiment Art Déco d’un bleu vif (le « bleu Majorelle ») ; ce lieu est une fabuleuse
source d’inspiration pour mes collections.
J’ai d’ailleurs réalisé l’année dernière ma collection Talitha en hommage à Marrakech.

Crédits photo : Site du Musée Yves Saint Laurent Marrakech